Définition
Une situation où une seule partie contractante se trompe sur un fait ou une hypothèse matérielle à la base du contrat ; les recours sont limités et dépendent généralement de la connaissance ou de la faute de l’autre partie ou du caractère inéquitable de l’exécution.

Principe

Principe
Les tribunaux appliquent en général les conventions malgré une erreur unilatérale sauf si l’erreur est matérielle, que la partie non erronée savait ou devait savoir de l’erreur, que l’erreur résulte d’une faute de l’autre partie, ou que l’exécution serait inique.

Démonstration

Démonstration
Un vendeur inscrit par erreur 1 000 unités au lieu de 100 et l’acheteur commande sur cette base ; si le vendeur connaissait la mauvaise compréhension de l’acheteur ou a été négligent, l’acheteur peut obtenir réparation pour l’erreur unilatérale.

Mauvaise application

Mauvaise application
Utiliser l’erreur unilatérale pour échapper à de mauvais marchés, des erreurs de calcul simples lorsque l’autre partie n’était pas au courant, ou pour remettre en cause des risques commerciaux ordinaires que le contrat a distribués.

Conséquence

Conséquence
Les remèdes possibles comprennent la résolution, la réformation lorsque la correction reflète l’intention des parties, ou le refus d’octroyer un recours si l’erreur est non matérielle ou si l’autre partie a agi de bonne foi sans connaissance de l’erreur.

Inversion

Inversion
À opposer à l’erreur commune (les deux parties errent) et à la fraude/la fausse déclaration où s’appliquent des critères de réparation différents ; l’erreur unilatérale offre une protection plus étroite que les doctrines d’erreur bilatérale.

Limite

Limite
Exige une erreur matérielle d’une partie sur un fait ou une clause existante ; exclut le simple regret, les erreurs connues de l’autre partie et les risques expressément assumés par contrat ; la preuve doit être probante.

Tension sémantique

Tension sémantique
La tension apparaît vis‑à‑vis des doctrines de fausse déclaration, d’inéquité et d’interprétation contractuelle : s’agit‑il d’une erreur factuelle corrigeable ou d’un risque de négociation devant être supporté par la partie en faute ?

Synthèse

Synthèse
L’erreur unilatérale est un correctif limité : la réparation n’est accordée que lorsque l’erreur de la partie est matérielle et que l’autre partie en avait connaissance ou l’a causée, ou lorsque l’exécution serait inique, préservant la stabilité contractuelle tout en permettant de rares interventions d’équité.