Définition
Une doctrine juridique de responsabilité du fait d'autrui selon laquelle un employeur ou un mandant peut être tenu responsable des délits ou quasi-délits commis par un salarié ou un agent lorsque ces actes surviennent dans le cadre des fonctions ou de la mission confiée.

Principe

Principe
L'employeur assume une responsabilité indirecte pour les dommages prévisibles causés par des personnes qu'il contrôle lorsque la conduite dommageable est suffisamment liée aux tâches que l'employeur a assignées ou autorisées.

Démonstration

Démonstration
Une entreprise de livraison est tenue responsable lorsqu'un livreur en service blesse par négligence un piéton pendant une tournée, car le geste a été accompli dans l'exécution de ses tâches professionnelles.

Mauvaise application

Mauvaise application
Appliquer la doctrine à des actes purement personnels, criminels ou à une 'divagation' en dehors des fonctions, ou à des travailleurs indépendants dont l'activité n'est pas contrôlée, attribue à tort la responsabilité à l'employeur.

Conséquence

Conséquence
Bien appliquée, la doctrine reporte le coût des dommages liés au travail sur l'employeur, incite à un meilleur encadrement et à des pratiques d'embauche plus sûres, et facilite l'indemnisation des victimes.

Inversion

Inversion
Contraste : la responsabilité directe de l'employeur pour sa propre négligence (par exemple, une embauche négligente) impute la faute à un comportement de l'employeur ; l'inverse ici serait de ne tenir responsable que le salarié et de dégager l'employeur.

Limite

Limite
Ne couvre pas automatiquement les actes d'indépendants, les écarts purement personnels ou les actes criminels intentionnels, sauf si ces actes sont motivés par ou étroitement liés aux tâches assignées ; des règles législatives peuvent étendre ou restreindre la portée.

Tension sémantique

Tension sémantique
Tension entre la responsabilité vicariante (respondeat superior) et les théories de responsabilité directe de l'employeur (embauche/supervision négligentes) : les mêmes faits peuvent donner lieu aux deux approches, mais elles reposent sur des fondements et des éléments de preuve différents.

Synthèse

Synthèse
Respondeat superior répartit la perte résultant d'actes fautifs commis par un employé sur l'employeur lorsque l'acte s'inscrit dans le cadre de l'emploi, conciliant l'indemnisation des victimes, le contrôle de l'employeur et des considérations de politique publique.