Définition
Une croyance erronée partagée par les deux parties contractantes concernant un fait ou une hypothèse fondamentale pour l’accord, de sorte que le contrat peut être nul ou annulable parce que les parties n’ont pas contracté sur la même base.
Principe
Principe
Lorsque les deux parties agissent sous la même erreur matérielle sur un fait existant ou sur l’identité et qu’aucune n’a assumé le risque de cette erreur, le droit peut permettre la résolution ou la réformation pour remettre les parties dans leur situation antérieure.
Démonstration
Démonstration
Acheteur et vendeur concluent un contrat pour un tableau nommé que tous deux croient être une œuvre authentique d’un artiste connu ; après découverte que tous deux se sont trompés et que le tableau est une copie, l’erreur est commune et fondamentale, permettant la résolution.
Mauvaise application
Mauvaise application
Considérer comme erreur commune de simples erreurs de négociation, divergences sur le prix ou sur la qualité subjective ; ou tenter d’échapper à un contrat alors qu’une partie a expressément assumé le risque du fait pertinent.
Conséquence
Conséquence
Lorsque l’erreur commune est établie, le contrat peut être résolu avec restitution, ou réformé si possible pour refléter le véritable accord des parties ; les parties sont souvent remises dans l’état antérieur plutôt que de recevoir des dommages compensatoires.
Inversion
Inversion
À comparer avec l’erreur unilatérale (une seule partie est dans l’erreur) et la fausse déclaration (déclaration mensongère ayant induit le consentement) ; lorsque seule une partie s’est trompée, des règles réparatrices différentes s’appliquent.
Limite
Limite
Exige une erreur portant sur un fait présent et matériel ou sur l’identité ; exclut les erreurs portant sur des événements futurs, les simples regrets ou les divergences d’interprétation lorsque l’accord sur le fait essentiel existait.
Tension sémantique
Tension sémantique
Confondue avec l’absence de consentement mutuel, le malentendu mutuel ou les doctrines de comblement des lacunes ; la tension porte sur la question de savoir si l’erreur supprime la rencontre des volontés ou affecte seulement la valeur.
Synthèse
Synthèse
L’erreur commune est une doctrine d’erreur bilatérale : lorsque les deux parties partagent une erreur matérielle et existante qui détruit la base commune de leur marché et qu’aucune n’a assumé le risque, le contrat peut être annulé ou ajusté pour refléter l’intention réelle des parties.