Définition
Une norme de contrôle en appel qui identifie lorsque le décideur a exercé une appréciation d’une manière arbitraire, capricieuse, manifestement déraisonnable ou non fondée sur les normes juridiques applicables.

Principe

Principe
L’appréciation est permise dans des limites juridiques ; il y a abus lorsque la décision s’écarte d’un raisonnement plausible, de l’intention législative ou de la procédure admise au point que le choix devient insoutenable.

Démonstration

Démonstration
Un tribunal de première instance écarte une preuve très probante après une mauvaise application des exceptions au témoignage, sans aucune analyse structurée ; une cour d’appel casse pour abus d’appréciation.

Mauvaise application

Mauvaise application
Étiqueter tout jugement défavorable comme un abus d’appréciation indépendamment de la preuve du dossier, détruisant ainsi la déférence et transformant les appels en nouveaux procès des choix d’appréciation.

Conséquence

Conséquence
La constatation correcte d’un abus protège les droits juridiques, maintient une prise de décision fondée sur des règles et corrige les décisions issues de biais, de considérations non pertinentes ou d’une mauvaise interprétation manifeste du droit.

Inversion

Inversion
L’inverse considère les actes discrétionnaires comme inexaminedables, permettant à des décisions arbitraires de subsister sans recours et sapant les garde-fous juridiques contre le caprice.

Limite

Limite
S’applique aux décisions discrétionnaires (p. ex. décisions probatoires, fourchettes de peine, calendriers procéduraux) ; elle ne régit pas les questions purement juridiques ni les faits historiques dépourvus d’élément discrétionnaire.

Tension sémantique

Tension sémantique
Une tension existe entre l’« abus d’appréciation » en tant que norme très déférente et les arguments selon lesquels une certaine discrétion masque des erreurs de droit qui exigeraient un examen de novo ; la frontière entre abus et erreur de droit est discutée.

Synthèse

Synthèse
L’abus d’appréciation est le contrôle d’appel qui préserve la latitude légitime des décideurs tout en vérifiant les décisions qui dépassent les limites juridiques ou rationnelles et doivent être corrigées.