Définition
Un recours entre copropriétaires par lequel le bien immobilier est physiquement subdivisé en parcelles distinctes et chaque copropriétaire reçoit une portion correspondant à sa part, au lieu de transformer le bien en produit de vente.
Principe
Principe
Le partage en nature vise à préserver l'intérêt direct de chaque copropriétaire et, lorsque cela est possible, à maintenir l'utilité et la valeur du terrain en attribuant des parcelles contiguës et exclusives proportionnelles aux parts ou à l'accord des parties.
Démonstration
Démonstration
Trois frères et sœurs héritent d'une ferme de 90 acres et acceptent une division par arpentage en trois parcelles contiguës ajustées à leurs parts respectives; des actes translatifs sont rédigés et des bornes sont posées pour matérialiser chaque lot.
Mauvaise application
Mauvaise application
Le tribunal ordonne la division en nature d'une maison individuelle en étages séparés sans examen de l'habitabilité, du zonage ou des incidences économiques, produisant des logements non conformes et dévalorisés; une telle division peut être impraticable et contrarier l'objet du partage.
Conséquence
Conséquence
Un partage en nature correctement réalisé confère à chaque copropriétaire une part tangible et définie de l'immeuble, met fin à la possession conjointe et permet l'usage, la vente ou l'hypothèque indépendants de la parcelle attribuée, tout en préservant la forme foncière du bien.
Inversion
Inversion
L'inverse est le partage par vente, lorsque le tribunal ordonne la vente de l'ensemble et la répartition du produit; ce recours est choisi lorsque la division physique est impraticable ou porterait atteinte à la valeur.
Limite
Limite
Le partage en nature concerne uniquement les biens en copropriété (indivision, etc.) et est exclu lorsque des contraintes légales (règles d'urbanisme, servitudes de conservation), l'impossibilité matérielle de division ou l'accord des parties rendent la subdivision non significative.
Tension sémantique
Tension sémantique
Il existe une tension entre le partage en nature et les rachats obligatoires ou accords amiables de rachat: le premier préserve la possession physique tandis que les seconds convertissent le bien en compensation monétaire; le choix dépend de la faisabilité et de l'équité.
Synthèse
Synthèse
Le partage en nature est un recours équitable consistant à répartir un bien immobilier entre copropriétaires par subdivision physique afin que chacun reçoive une parcelle distincte conforme à sa part, utilisé quand la division est praticable et préserve mieux l'utilité du bien qu'une vente forcée.